Transition écologique

Il me semble indispensable et urgent de réinventer l’économie pour permettre un épanouissement raisonné au plus grand nombre, respectueux de l’intérêt général et de la nature, et viable sur le long terme.

Mes propositions

  • En matière de transition énergétique

Sortir progressivement mais le plus rapidement possible d’un mix énergétique basé sur les énergies fossiles et fissiles, en s’appuyant sur le triptyque sobriété, efficacité et énergies renouvelables, conformément au scénario Négawatt. Il s’agit de limiter notre consommation d’énergie (entreprises, État, collectivités et particuliers), tous usages confondus, tout en basculant l’appareil de production vers un ensemble de dispositifs bas carbone les plus pérennes et résilients possible.

  • En matière d’agriculture

Transformer le mode de production dit « conventionnel »  pour le faire évoluer vers des modèles intelligents et durables, productifs et régénérateurs des sols, des écosystèmes et du tissu culturel et humain des territoires (polycultures en agroécologie, agroforesterie, permaculture…). Cela passe par l’accompagnement des producteurs (soutien à la transition et à la formation) et la restructuration de leurs dettes, par un accès facilité au foncier agricole, par l’avènement d’une néo-paysannerie maîtrisant les sciences écologiques, par le développement de services d’appui technique ad hoc, par le renforcement de la recherche et de l’expérimentation dans ce secteur d’innovation fondamental, par la réorganisation en aval des filières de production pour favoriser l’approvisionnement local des territoires, et par l’instauration d’un contre-pouvoir paysan face aux lobbys et syndicats dominants, qui promeuvent un système destructeur non durable et vulnérable face aux maladies, aux aléas climatiques et aux risques de ruptures d’approvisionnement en pétrole ou en phosphore.

  • En matière de construction et de logement

Lancer un grand plan de rénovation thermique des bâtiments privés et publics, impliquant une campagne de formation aux nouveaux métiers du bâtiment, la labellisation d’artisans qualifiés par les chambres consulaires, la sensibilisation des utilisateurs à la bonne gestion des énergies, le développement et la promotion des modes de chauffage à partir d’énergies renouvelables, l’application de l’économie circulaire au secteur du BTP, la révision des codes d’urbanisme…

  • En matière de production industrielle

Favoriser l’économie circulaire en privilégiant de nouveaux modes de conception des objets pour optimiser l’utilisation de ressources depuis l’extraction minière jusqu’au recyclage, dans tous les secteurs. Favoriser également l’usage d’énergies renouvelables dans les procédés industriels, pour rendre l’industrie moins vulnérable face à de possibles difficultés d’approvisionnement en combustibles fossiles.

  • En matière de consommation

Assurer une sensibilisation vers des modes de consommation plus sobres en énergie et en matières premières (notamment concernant l’alimentation, via des régimes plus équilibrés et moins carnés), promouvoir les circuits courts,  lutter contre le gaspillage et l’hyperconsommation, subventionner le développement de produits et de systèmes conçus pour être utilisés en économie de fonctionnalité.

  • Les financements de cette transition

Les financements nécessaires à notre vaste programme de transition écologique sont multiples et peuvent tous être mobilisés. Cela passe par des financements publics européens sous forme de prêts à taux très faibles via la Banque publique d’investissement pour les investissements écologiques, une fiscalité incitative nouvelle (taxe carbone et taxe sur les transactions financières) pour assurer la transition, une TVA régulée selon l’impact écologique des produits, des monnaies locales pour encourager et stimuler des relocalisations de l’économie favorisant la gestion collective durable des biens communs.