Et si on relancait la Sociale

Hier soir j’ai enfin eu l’occasion de voir le film « la sociale ».

Je ne peux évidement pas m’empêcher de faire le parallèle entre ce qui a été fait et vécu par Ambroise Croizat en 1946 et ce que les candidats députés qui, comme moi, militent pour une grande réforme sociale veulent faire.
Avec un gouvernement plutôt libéral dirigé par le général de Gaulle, parce que les communistes ont pu avoir un groupe fort à l’Assemblée, A. Croizat devenu ministre du travail a pu en 2 ans, juste à la sortie de la guerre de 1940, modifier fondamentalement la société française en  posant les bases de la sécurité sociale pour tous comme nous les connaissons aujourd’hui.
Si, dans le contexte d’aujourd’hui, d’un gouvernement plutôt libéral, nous avions suffisamment de députés prêts à s’engager dans une grande réforme sociale voici ce que nous pourrions faire en 2 ans :
Universaliser les aides aux familles en mettant en place une allocation universelle pour les enfants qui remplace les actuelles allocations familiales, bourses d’étude, complément familial et allocation de rentrée scolaire. Les calculs que nous avons faits montrent qu’avec le budget actuel de ces différentes aides nous pourrions verser par mois à chaque famille 175€ par enfant entre 0 et 13 ans et 275€ pour les adolescents de 14 à 17 ans de manière simple et automatique. Je laisse chaque parent voir ce que cela pourrait changer pour lui.
Revaloriser et simplifier le RSA à 600€ en l’automatisant, l’individualisant et le généralisant à tout adulte de plus de 18 ans sans revenu professionnel ni indemnité chômage. Cela intègre donc bien sûr les étudiants pour qui ce RSA pourrait remplacer les bourses d’étude qui sont conditionnées aux revenus des parents et qui sont, pour la grande majorité des étudiants, bien plus faibles en montant. Cela permettrait aux étudiants de ne pas être obligé d’occuper un emploi en parallèle à leurs études. Une vie plus simple pour eux, davantage de réussite dans les études et au moins 300000 équivalents temps plein, actuellement occupés par des étudiants, libérés pour des demandeurs d’emploi. Pour les actuels bénéficiaires du RSA l’amélioration est liée à la simplification administrative qui permet de limiter le non recours massif actuel à cette aide sociale. Mais aussi à l’individualisation qui fait que les éventuels deux RSA des membres d’un couple viendraient se cumuler, alors qu’aujourd’hui un couple ne perçoit que l’équivalent de 1,5 RSA. Les aides personnalisées au logement restent inchangées pour tous.
Encourager tous les salariés à réduire volontairement leur temps de travail en mettant en place un Complément de Revenu d’Activité. Cette mesure, inspirée de la proposition de B. Hamon lors de la campagne présidentielle, permet de soutenir de manière simple et automatique le pouvoir d’achat des personnes à revenus d’activité modestes (rémunération inférieure à 1,9 smic) malgré la réduction volontaire de temps de travail.

Comme vous pourrez le voir dans l’infographie jointe, un salarié au Smic qui déciderait à passer à 80 % (28h semaine) aurait un pouvoir d’achat global mensuel avant impôt de 1269€  contre un salaire net actuel de 1152€ pour 35 h de travail. Ce même salarié, s’il décide de passer à mi temps aura un pouvoir d’achat de 1018€ pour 2,5 jours d’emploi par semaine. Pour tous ceux qui habitent un peu loin de leur lieu de travail, ou qui ont des jeunes enfants à faire garder, le calcul sera vite fait. Et pour tous la qualité de vie sera bien améliorée. Si les salariés s’emparaient massivement de cette mesure et acceptaient de réduire leur temps d’emploi, il est possible de résorber de plus de 2M de personnes le chômage en très peu de temps.
Compléter le revenu disponible des entrepreneurs, et notamment les plus modestes d’entre eux, avec ce même Complément de Revenu d’Activité qui viendra se cumuler avec leurs revenus professionnels avec la même formule de calcul. La base de calcul du CRA ne sera pas le salaire net mais le bénéfice de l’activité qui sert aujourd’hui d’assiette aux cotisations sociales des non salariés.
Revaloriser les minima sociaux autres que le RSA (ce dernier étant considéré comme un statut temporaire) au moins au niveau du seuil de pauvreté (1000€) notamment le minimum vieillesse et l’allocation adulte handicapé.

Si l’ensemble de ces mesures peuvent être prises très rapidement c’est parce que entre les transferts budgétaires des prestations sociales existantes qui sont remplacées, les économies possibles liées au retour à l’emploi de millions de personnes, les économies budgétaires liées à la simplification administrative de ces prestations sociales et la suppression de niches fiscales actuellement injustes (le quotient familial) ou d’aides non efficaces aux entreprises (CICE) toutes ces réformes urgentes pourraient se faire probablement à budget constant.

C’est donc un choix politique à prendre. Si comme A. Croizat en 1946, nous étions de nombreux parlementaires à vouloir améliorer rapidement la vie de millions de nos concitoyens en adaptant notre sécurité sociale au contexte d’aujourd’hui, cela serait tout à fait possible. Aux électeurs de décider du monde dans lequel il veulent vivre dès demain.

Ces mouvements citoyens qui militent pour des députés indépendants

La campagne officielle télévisuelle a débuté hier. Une bonne occasion de découvrir les mouvements citoyens qui travaillent depuis déjà plusieurs mois à rendre possible des candidatures indépendantes pour ces élections législatives et qui se sont regroupés dans la Caisse Claire.

Je vous invite donc tous à découvrir et ensuite à faire connaître le clip de campagne que les copains ont préparé.

Pourquoi les médias s’acharnent ils contre l’idée du revenu de base?

Ce matin au réveil je trouve un lien vers l’article du Monde Le revenu de base est inefficace, selon l’OCDE. Le revenu citoyen universel est une idée que je défends et sur laquelle nous avons beaucoup travaillé avec les copains du Collectif Roosevelt et de Nouvelle Donne depuis 3 ans. Tout montre dans nos travaux qu’avec des conditions précises de mise en place, et en l’intégrant dans une grande réforme cohérente de notre système de protection sociale et de notre fiscalité, ce revenu citoyen, surtout s’il est accompagné d’un mouvement de partage de l’emploi, peut être un formidable moyen de relancer l’économie de notre pays, de lutter contre la pauvreté et la précarité et de réduire les inégalités.

Forcément je désire donc en savoir un peu plus sur cette étude de l’OCDE, organisme que  j’ imagine sérieux et compétent en matière économique et sociale. Et je me dis que si tous les médias reprennent en boucle leur étude avec des grands titres négatifs accrocheurs (voir les résultats d’une recherche avec Lilo ce matin), il doit y avoir du fond. Et bien détrompez vous. Aucune possibilité de trouver sur le site de l’OCDE la fameuse note évoquée dans l’article du Monde, encore moins le contenu plus détaillé de l’étude. Seul ressource disponible un grand tableur excel avec une série de statistiques sur les différents pays de l’OCDE.

Il faut donc se contenter des quelques informations que l’on trouve dans les articles, tous les même, des différents médias qui reprennent en choeur cette « note OCDE » ce matin.

On nous parle d’un revenu de base de 465€ pour les majeurs et de 100€ pour les enfants. On nous menace d’un alourdissement de la fiscalité et des réductions des prestations existantes (sociales et familiales). Et au final en France, les ménages à revenu intermédiaire, qui ne peuvent pas actuellement prétendre à des prestations sous conditions de ressources, seraient gagnants. En soi cette dernière information est plutôt rassurante, car ça doit faire une part significative de la population. Mais ce n’est effectivement pas suffisant. Et surtout on rate l’objectif de lutte contre les inégalités et la pauvreté.

Voilà donc un tableau assez noir du revenu de base qui est matraqué ce matin par l’ensemble des médias. Je me pose juste la question de savoir combien des journalistes qui ont signé ces articles ont pris sérieusement le temps d’étudier toutes les hypothèses prises en compte dans l’étude de l’OCDE, et surtout de savoir si d’autres scénarios de revenu de base existent, qui eux permettraient non seulement de soutenir les classes moyennes, mais aussi de sortir les gens de la pauvreté.

Je les renvoie donc vers nos travaux très détaillés disponibles sur le site des citoyens à l’Assembléeplusieurs pages sont dédiées à expliquer comment un revenu citoyen de 600€ par adulte actif ou étudiant, de 1200€ par senior de plus de 65 ans, de 200€ puis 400€ par enfant pourrait permettre de :

– faire une nouvelle étape de réduction du temps de travail afin de redonner un emploi à chacun qui le souhaite, et de résorber par là même un chômage massif qui plombe notre société depuis 30 ans,

– simplifier et moderniser notre système de protection sociale pour l’adapter au monde d’aujourd’hui et faire de grosses économies budgétaire tout en renforçant les assurances santé, chômage et retraite complémentaire,

– changer la vie de nos étudiants en leur permettant de vivre décemment sans être obligés de prendre un job en parallèle de leurs études,

– soutenir les familles qui s’engagent dans la parentalité dès le premier enfant et sans les abandonner aux 20 ans des enfants, quand ceux-ci devenus étudiants ont des besoins financiers importants,

– accompagner les créateurs d’entreprises en leur assurant une base minimale de revenu très appréciée pendant la phase toujours délicate de lancement d’une nouvelle entreprise,

– soutenir le revenu des agriculteurs, artisans, petits commerçants … qui souvent ont de très lourdes charges de travail et des revenus très faibles,

– garantir un minimum vieillesse décent à chacun, quelque soit sa vie professionnelle…

Et cerise sur le gâteau vous pourrez aussi découvrir qu’un revenu citoyen de ce type est parfaitement finançable à condition de l’intégrer dans une vaste réforme cohérente de notre système de protection sociale qui aujourd’hui est bien malade, et de notre fiscalité qui est tout simplement monstrueuse de complexité et d’injustice. Ce revenu citoyen doit être l’occasion de remettre tout cela à plat, pour le bénéfice de tous, y compris les plus riches, qui vont effectivement être mis à contribution, mais ce qui leur permettra de vivre dans une société beaucoup moins inégalitaire, donc moins en tension, qu’actuellement.

Ma suppléante, Dominique Dujardin

50 ans – engagée professionnellement dans la Formation tout au long de la vie : formatrice d’adultes et conseillère en formation continue.

Thématiques actuelles : formations de formateurs, alternance, lutte contre l’illettrisme, lutte contre les discriminations, égalité professionnelle, santé et qualité de vie au travail … Maman de 2 enfants et mamie d’une petite fille. 

Volleyeuse, jouant toujours en compétition.

Plusieurs engagements au sein d’associations : sportive, de quartier, professionnelle.

Adhérente (primo encartée) à Nouvelle Donne pendant 3 années : une expérience de candidature sur liste pour les européennes 2014, plusieurs responsabilités au niveau national et local. Aujourd’hui démissionnaire de ce mouvement car très déçue de ses échecs répétés … mais très fière du programme élaboré par ses adhérents.


Aujourd’hui investie au sein de la Relève citoyenne, car je fais le constat que les partis politiques s’enferment tous dans des pratiques politiciennes qui empêchent l’action et qui écœurent les citoyen.nes, de plus en plus abstentionnistes …

Je soutiens la candidature de Patrick de Verdière, compagnon de route militante depuis 3 ans. Je partage sa vision et ses propositions, tout particulièrement l’association partage du travail et Revenu Universel, pour une société plus juste. De plus, sa candidature citoyenne et son statut de « non professionnel » de la politique sont particulièrement enthousiasmants !

Candidature déposée

Et voilà, ma candidature a été déposé hier en préfecture de l’Isère sur la 3ème circonscription de l’Isère. Je me lance comme candidat citoyen indépendant soutenu sur le plan logistique par le mouvement de la Relève citoyenne donc de manière totalement indépendante des partis politiques.

Mon positionnement sera effectivement d’essayer de faire avancer à l’Assemblée les principales grandes propositions de la gauche réformiste qui étaient dans les programmes de Mélenchon, de Hamon et des écologistes, partis que nous n’avons pas réussi à rassembler à la Présidentielle, et apparemment pas non plus aux législatives.

Les principales priorités que je défendrai sont très à contre courant des tendances annoncées de notre futur gouvernement. Il s’agit principalement de:

– lancer la réforme constitutionnelle et institutionnelle au moyen d’une assemblée citoyenne,

– renforcer, accélérer et généraliser la transition écologique,

– engager des grandes réformes sociales autour du revenu universel, du partage de l’emploi et de la modernisation et la simplification du fonctionnement de notre protection sociale,

– lancer et faire aboutir la grande réforme fiscale théorisée par Thomas Piketty pour lutter contre les inégalités croissantes,

– réformer l’UE pour plus d’intégration et d’harmonisation sociale, fiscale et politique.

Merci de nous accompagner et de nous soutenir dans cette aventure, sachant que l’aide la plus précieuse que vous pouvez nous apporter est de faire connaître autour de vous cette candidature en en parlant avec vos collègues, vos voisins et en faisant circuler l’information.

Bonjour

Ingénieur agronome de 53 ans, marié et père de 4 enfants,  je forme et j’accompagne depuis 20 ans dans leur projet d’installation des personnes en reconversion professionnelle pour devenir agriculteur(trice)s, le plus souvent dans des démarches agroécologiques.

Depuis 2013 je me suis engagé assez fortement au Collectif Roosevelt et à Nouvelle Donne. Pour ce parti j’ai coordonné, pendant 2 ans, au niveau national, le travail collectif d’élaboration du projet de société que nous devions porter à la présidentielle et aux législatives qui arrivent. Pour différentes raisons j’ai souhaité prendre du recul vis à vis de Nouvelle Donne début 2017, le principe des partis  étant vraiment trop éloigné de ma manière de concevoir l’engagement politique.

Mais le projet de société que nous avons conçu existe, il est bien décrit et mis à disposition de tous sur le site https://www.descitoyensalassemblee.fr/ notamment des personnes qui souhaiteraient porter ces idées aux législatives, y compris au nom de Nouvelle Donne. Et je vais m’appuyer sur ces travaux et cette expérience acquises pour alimenter mon travail de député.

Vous  trouverez dans ma profession de foi des mesures qui rassemblent les 2 grandes propositions politiques de gauche que nous avions à trancher à la présidentielle, ce qui nous a perdu, entre JL Mélenchon et B Hamon. Du premier je soutiens sans réserve l’idée d’une réforme constitutionnelle indispensable que j’aimerais, comme lui, confier à une assemblée citoyenne. Du second je retiens et soutiens totalement le projet de transition écologique et le revenu universel, qui a été si mal expliqué à la population, dont notre travail permet de dire qu’il peut être un outil de transformation sociale et économique fondamental pour notre pays. Ce seront mes priorités pour la législature à laquelle je suis aujourd’hui candidat.

Je me présente donc dans la 3ème circonscription de l’Isère, à Grenoble où je réside.  Il est temps de redonner la voie aux simples citoyens, qui me semblent mieux placés pour connaître et comprendre les problèmes du quotidien des français et de promouvoir un projet de société qui soit très en rupture avec le mouvement brutalement violemment libéral qui s’annonce si les LR, FN, En Marche et PS courant Valls sont très majoritaires.  J’espère qu’avec votre aide nous parviendrons à reprendre la main sur cette circonscription avec un programme de gauche résolument démocratique et écologique et très innovant sur le plan social et fiscal.