Un esprit libre dans un corps sain

L’éducation et la scolarisation des enfants pour en faire des adultes responsables, autonomes et citoyens, leur ouverture à la culture, la formation tout au long de la vie pour que chacun puisse s’adapter à un monde en mouvement permanent

Pourquoi

Notre système éducatif et nos pratiques de formation des adultes, tant dans le privé que dans le public, apparaissent en difficulté à tous les niveaux, renforçant les inégalités (culturelles, d’accès à l’emploi et aux postes de responsabilité) au lieu de les corriger :

  • Difficultés à faire acquérir des bases de lecture, de français, de calcul et de vivre ensemble aux jeunes enfants en primaire.
  • Méthode d’enseignement uniforme, ne prenant pas suffisamment en compte les modes de perceptions dominant chez chaque individu (la vue, le toucher, l’ouïe, le ressenti) conduisant parfois à des échecs scolaires, qui pourraient être évités par une formation pédagogique plus complète de l’enseignant.
  • Défaut de connaissance de l’enseignant sur les difficultés rencontrées par, les enfants précoces, les malentendants, les autistes, les dyslexiques, les dyspraxistes, conduisant parfois, ces élèves « marginaux », du fait de leur structure mentale pourtant suffisamment développée, à ne pas pouvoir profiter pleinement de l’enseignement public, faute d’être détectés et dirigés vers des neuropsychologues, ergothérapeutes, psychomotriciens ou autres spécialistes qui leur apprendront à apprendre et à s’adapter au mode d’enseignement courant.
  • Au collège, difficulté à gérer la mixité et l’hétérogénéité sociale, culturelle et religieuse, à intéresser des adolescents à la culture générale nécessaire pour les rendre capables de faire société.
  • Au lycée et au supérieur, du fait de l’instauration d’une culture de la compétition et de la peur de l’erreur menant au repli sur soi et à la défiance de l’autre, difficulté à préparer au mieux chacun à s’épanouir dans une vie d’adulte intégré dans le tissu social, dans la voie la plus propice à son développement personnel et à l’épanouissement de ses potentialités.
  • Et au cours de cette vie d’adulte, incapacité à proposer un système de formation continue permettant à chacun de s’adapter à l’évolution du monde professionnel.

Au contraire, nous pensons que l’éducation est, pour l’individu, un outil d’émanci­pation économique, sociale et intellectuelle, ainsi qu’un outil d’intégration sociale, de transmission culturelle et de développement socio-économique. Nous estimons que, au niveau collectif, elle remplit également le rôle de formation au débat citoyen, fondement de la démocratie, parce qu’on ne doit pas seulement éduquer des enfants d’après l’état présent de l’espèce humaine, mais en vue de son état futur possible.

De même, nous pensons que la pédagogie doit être collaborative, participative, inclusive, adaptative et active :

 – parce que l’école est le lieu où l’enfant doit sentir l’inévitable résistance de la société afin d’apprendre non seulement qu’il est difficile de se suffire à soi-même mais aussi que l’indépendance d’esprit passe par la difficulté de se priver et par celle d’acquérir ;

– parce que la vie en société est un équilibre entre la contrainte sur sa liberté et sa faculté à faire un bon usage de cette liberté ;

– parce qu’il faut que l’élève construise lui-même ses idées au lieu de les recevoir toutes faites du dehors ;

– parce qu’il ne faut jamais cultiver une faculté de l’esprit pour elle-même et de manière isolée, mais cultiver chacune des facultés seulement en relation aux autres ;

– parce qu’une culture fondée sur la mémoire est superficielle et surtout défor­mante.

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Une meilleure démocratisation de la culture par une meilleure décentralisation, pour une plus grande implication des citoyens

Pourquoi

Les citoyens doivent se réapproprier la culture à tous les niveaux :

– Parce que c’est le souffle de la Liberté qui anime l’artiste et qui permet à la vie de continuer. Parce que c’est l’art qui a parfois permis aux déportés d’Auschwitz ou de Ravensbrück de rester en vie, accrochés à un vers de poésie, à un texte de théâtre, à l’espoir de revoir la beauté. L’art peut abattre la barbarie et l’extrémisme plus radicalement qu’un fusil.

– Parce que, au-delà des frontières et des spécificités géographiques, ce qui donne sens aux territoires et aux communautés humaines qui les habitent, c’est la Culture. Ce socle, fait de références communes et d’imaginaire partagé, est un élément constitutif du vivre-ensemble. La culture est un bien commun, un droit fondamental inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, en son article 27.

– Parce que, si les politiques culturelles françaises ont été construites sur un para­digme de démocratisation, pensé à partir des institutions, successivement amendé et complété, celui-ci n’est plus opérant : l’écart se creuse entre ces politiques et les populations, une nouvelle « classe culturelle avisée » s’est créée, pour reprendre l’expression de Jean Baudrillard.

– Parce que la décentralisation a délaissé l’ambition politique initiale des MJC (où le socioculturel n’était pas méprisé au profit du culturel « pur »), parce que la culture a perdu son pouvoir mobilisateur et que l’orientation est celle de l’excellence artistique, drainant la majorité des crédits au seul service de l’élite, en excluant l’immense majorité des créateurs et en les condamnant à la précarité.

Aussi est-il urgent de concevoir une nouvelle donne pour la culture.

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Une pratique accrue et facilitée des activités physiques et sportives pour stimuler le corps, le mental et la rencontre de l’autre

Pourquoi 

Le sport est source de santé physique et mentale. De nombreuses politiques préventives encouragent la pratique d’une activité physique. Cette dernière peut aussi favoriser la guérison d’une maladie ou tout du moins en réduire les effets. Dans une société où la sédentarité touche la majorité de nos concitoyens, l’activité physique peut permettre un mieux-être du corps et de l’esprit.

Le sport favorise la rencontre de l’autre et participe du vivre ensemble. Certains sports permettent la rencontre d’individus de milieux sociaux différents, de régions différentes, de pays différents, etc. Les compétitions internationales proposent aux états de s’affronter sur un autre terrain que celui de la concurrence commerciale ou de la guerre.

Le sport est porteur de valeurs :

  • La loyauté, c’est accepter la vérité sportive, faire preuve de fair-play.
  • Le respect de l’adversaire, des règles, de l’arbitre, de l’environnement.
  • Le dépassement de soi, un sentiment d’accomplissement et de réussite par le recul de ses limites.
  • L’esprit d’équipe, qui constitue une école de la solidarité et de l’abnégation, même dans les sports individuels.

La pratique sportive contribue à l’épanouissement individuel et social de chacun. Il procure des sentiments, des sensations, des joies. Il nous extrait de la vie courante et nous emmène dans un autre univers. Les amitiés nouées sur les terrains ou en pleine nature sont parmi les plus belles et les plus solides.

Pratiquer une activité physique et/ou sportive, c’est se donner la chance d’ajouter une dimension supplémentaire et heureuse à son aventure humaine. Pour autant, cette pratique doit être en accord avec la réduction des émissions de CO2 et de manière plus générale avec un développement soutenable.

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